Les défis de l’heure

Préciser l’action syndicale de l’AEFO

saviez-vous que transformation accelereeTout au long de son histoire, l’AEFO s’est donné une double mission : d’une part défendre et promouvoir l’éducation de langue française et le fait français, d’autre part représenter et défendre les intérêts de ses membres. Ce qui était au départ un but « secondaire », soit la défense des membres, a progressivement occupé de plus en plus de place, amenant l’AEFO à modifier graduellement sa mission, sa structure et son fonctionnement pour refléter cette réalité.

En 2004, l’AEFO s’est affirmée encore davantage comme syndicat en ouvrant ses rangs à de nouveaux groupes de travailleuses et de travailleurs.

Personne aujourd’hui ne remet en question la mission syndicale de l’AEFO. Mais le débat n’est pas clos quant à sa nature et son ampleur. Certains membres croient que l’AEFO doit s’en tenir strictement à sa vocation syndicale, soit la défense des intérêts de ses membres dans le cadre des relations de travail et face aux assauts des gouvernements envers les droits acquis des travailleuses et des travailleurs.

D’autres souhaitent que l’AEFO réaffirme sa participation au développement culturel et social de la collectivité et maintienne le rôle de leader communautaire que l’AEFO joue depuis sa fondation. Le débat reste aussi à faire sur le rôle de l’AEFO face à de grands enjeux de société dans lesquels sont engagés bon nombre de syndicats : pauvreté infantile, violence à l’égard des femmes, accès universel à l’éducation, respect des droits fondamentaux, etc.

Raviver l’engagement des membres

Un autre facteur sera capital pour l’avenir de l’AEFO : l’engagement de ses membres. Les 15 dernières années ont vu une certaine érosion de la participation des membres à leur syndicat. Un grand nombre sont jeunes et n’ont pas vécu les grandes luttes franco-ontariennes. Vivent-ils leur engagement de façon différente

Aujourd’hui, l’AEFO doit utiliser de nouvelles stratégies pour susciter l’engagement syndical et demeurer près de ses membres. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’AEFO a entrepris ces dernières années d’offrir davantage de formation syndicale et de favoriser l’offre de service et les échanges sur une base géographique plutôt que selon les territoires des employeurs.

Recruter de nouveaux membres

En ouvrant ses rangs en 2004 à des groupes de membres autres que les enseignantes et les enseignants, l’AEFO souhaitait élargir la portée du syndicalisme au sein d’établissements francophones de l’Ontario. Elle aspirait aussi à augmenter le nombre de ses membres et à étendre son influence, non seulement en éducation, mais dans diverses sphères d’activités.

Mais, les efforts de syndicalisation de l’AEFO n’en sont qu’à leurs débuts. L’embauche, en septembre 2012, d’une agente chargée du dossier de la syndicalisation signale une volonté renouvelée de l’AEFO de recruter de nouveaux membres.